article: Invitation à l’AG du 29 mai 2012

Démocratie Schaerbeekoise
vous propose une Assemblée générale pour préparer les citoyens aux élections communales de 2012:

Participation et démocratie locale.

Les revendications de Démocratie Schaerbeekoise

Parlons-en

Le mardi 29 mai 2012

de 20h00 à 22h00 au Sesam’
Rue Josaphat 121, 1030 Schaerbeek, entrée libre

Appel aux membres et sympathisants: cherchons partenaires pour le 10 septembre

Chers membres et sympathisants de Démocratie Schaerbeekoise,

Démocratie Schaerbeekoise et le Théâtre La Balsamine
vont, en collaboration avec d’autres associations, inviter à un
BAZAR À DÉBATS
le lundi 10 septembre 2012 à 20h00
au Théâtre de la Balsamine, Avenue Félix Marchal 1 (Place Dailly)

Ce BAZAR À DÉBATS se tiendra dans le foyer du théâtre, sous la forme de
plusieurs tables rondes, chacune consacrée à un thème d’intérêt communal.
L’animation de chaque table sera assurée par une organisation locale
spécialisée dans le sujet. Les candidats aux élections communales seront
invités à y expliquer leur programme sur ce thème et les citoyens seront
invités à leur poser leurs questions.

Démocratie Schaerbeekoise se propose d’animer des tables sur la démocratie
locale. D’autres associations sont actuellement pressenties pour prendre en
charge d’autres sujets de la politique locale, et l’objectif est d’élargir
encore le panel.

Appel est donc lancé à nos membres et sympathisants multi-actifs, qui ont de
bonnes connaissances de l’un ou l’autre domaine de la politique locale et
seraient partants pour se joindre au BAZAR À DÉBATS ? On recherche des
associations schaerbeekoises, sans attaches à l’égard d’un parti politique,
et des animateurs qui ne soient pas eux-mêmes candidats aux élections … :-)

La Balsamine ouvrira son bar, il sera possible d’installer des panneaux à côté
des tables pour y afficher des questions, des photos, des incitatifs au
débat, demander le placement des post-it - libre aux animateurs d’imaginer le
meilleur moyen pour animer les débats et questionnements.

Ultérieurement seront préparés mailings, tracts et affiches pour le grand
public, reprenant le nom de tous les partenaires de l’événement. De l’aide
pour la distribution sera naturellement aussi bienvenue …

Contactez-nous: malte@demoscha.be

Merci de relayer ce mail parmi vos connaissances,

Démocratie Schaerbeekoise,
groupe de travail élections 2012,
Malte Woydt

La Balsamine,
Laurent Henry

Candidats! Réservez la date du lundi 10 septembre à 20h

Chers candidats et candidates aux élections communales de 2012,

Démocratie Schaerbeekoise et le Théâtre La Balsamine
organisent, en collaboration avec d’autres associations,
le BAZAR À DÉBATS
le lundi 10 septembre 2012, 20h00
au Théâtre de la Balsamine, Avenue Félix Marchal 1 (Place Dailly)

Ce BAZAR À DÉBATS se tiendra dans le foyer du théâtre, sous la forme de
plusieurs tables rondes, chacune consacrée à un thème d’intérêt communal.
L’animation de chaque table sera assurée par une organisation locale
spécialisée dans le sujet. Les candidats aux élections communales seront
invités à y expliquer leur programme sur ce thème et les citoyens seront
invités à leur poser leurs questions.

Démocratie Schaerbeekoise animera des tables sur la démocratie locale. Les
autres associations, sur d’autres sujets de la politique locale.

Vous, les candidats, y serez les bienvenus. Nous souhaitons nous donner cette
occasion d’aller au-delà de vos têtes (et de vos têtes de liste !), pour
faire connaissance avec vous et vos idées. Merci donc de bloquer cette date.

Si vous êtes sûrs de prendre part à l’événement, envoyez-nous un petit mail à
l’adresse suivante : malte@demoscha.be, pour nous permettre d’évaluer le
nombre de participants à accueillir.

Comme les listes ne sont pas encore publiées, voulez-vous nous aider en
diffusant ce mail parmi vos co-listiers?

Un grand merci!

Démocratie Schaerbeekoise,
groupe de travail élections 2012,
Malte Woydt

La Balsamine,
Laurent Henry

bulletin 98 (1-3 2012): Sommaire

[ce bulletin n'est pas encore complètement mis en ligne]

P. 4 Edito
P. 6 Déclaration de Démocratie Schaerbeekoise (projet d’une actualisation)
P. 9 Compte rendu de l’AG du 7 février 2012
P. 13 Compte rendu du Conseil Communal du 21 déc. 2011 (LYDIA]
P. 20 Compte rendu du Conseil Communal du 18 jan. 2012
P. 24 Corrigendum (XAVIER]
P. 25 Conseil de police, 20 février 2012
P. 28 Compte rendu du Conseil Communal du 15 fév. 2012 (PIERRE)
P. 36 Suite de l’interpellation des Usagers du Neptunium
p. 39 Invitation à l’AG du 29 mai 2011

bulletin 098 (1-3 2012): Edito.

Voici donc entamée l’année électorale et, si l’on en croit la rumeur, il y a du parachutage dans l’air !

A côté des jeux politiciens, l’associatif se mobilise pour donner du contenu aux débats et interpeller les candidats. A l’initiative du collectif « ça passe par ma commune », un petit train citoyen parcourra Schaerbeek le 16 juin. Démocratie schaerbeekoise lui proposera une halte sur le thème de la démocratie locale.

A ce propos, nous prônons dans notre déclaration version 2012 : « l’implication maximale des citoyens dans la chose publique. Ceci implique transparence et informations optimales. Le pouvoir communal doit gérer les instances de participation de façon honnête, en assurant un suivi sérieux. »

Nous consacrerons notre prochaine assemblée générale, le mardi 29 mai, à détailler nos attentes à ce sujet : de la séance d’informations au budget participatif, en passant par les commissions de concertation, que souhaitons-nous ? Sous quelle forme ? Avec quelles garanties de représentativité ? De bon fonctionnement ? D’efficacité ?

Nous comptons sur votre présence active pour nourrir la discussion et donner corps à nos revendications. Mais d’ici là, vous êtes les bienvenus dans le groupe de travail qui prépare d’arrache-pied l’interpellation des partis pendant la campagne (contactez Malte).

Le 29 mai prochain, nous vous proposerons aussi d’approuver formellement l’actualisation 2012 de la déclaration de DS, dont vous pouvez prendre connaissance en intégralité p. 6. Autre véhicule de démocratie.

A l’occasion de notre précédente AG (dont vous trouverez le compte rendu p. ooppqq), nos élus ont eu l’occasion de nous dire combien notre travail est important à leurs yeux. Puisse cette reconnaissance encourager l’investissement de chaque membre pour assurer la pérennité de DS après l’échéance d’octobre !

En route donc, ensemble, vers ce nouvel horizon !

article: Déclaration de Démocratie Schaerbeekoise. Projet d’une actualisation 2012

Depuis les origines de Démocratie Schaerbeekoise (1988), en 25 ans, Schaerbeek est devenue une commune plus agréable à vivre. Un travail de rénovation des quartiers a été entamé. La population a augmenté fortement. Mais les différences sociales se sont accentuées. Nous sommes soumis à de nombreuses confrontations pour obtenir des places de logement, d’écoles, de crèches, pour de l’emploi, de parking, etc.

Nous demandons que la politique locale se laisse guider par les principes énumérés comme suit :

1. Au service de tous les habitants
Le pouvoir communal doit être au service de tous les habitants (y compris de ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix). Dans une commune aussi hétérogène (quartiers, structure des âges, cultures …) que Schaerbeek, sa tâche essentielle est de favoriser la cohabitation harmonieuse entre les habitants et de promouvoir la compréhension réciproque.

2. Proches des citoyens

Le choix politique d’une gestion au service des habitants doit se répercuter dans la pratique quotidienne. Ainsi, dans un souci de proximité et d’accessibilité, il importe de veiller à des services communaux accueillants et efficaces pour tous. Il y a lieu de mettre en place un service de médiation pour assurer un traitement efficace des plaintes et conflits qui peuvent surgir vis-à-vis d’un service communal.
Dans le même souci de proximité, il est essentiel que les services de police jouent aussi un rôle de prévention et que les questions de politique de sécurité soient débattues et décidés de manière démocratique.
Il faut veiller à ce que la sous-traitance des services publics ne se fasse qu’au bénéfice de l’ensemble de la population, et en préservant la transparence et le contrôle démocratique.

3. Participation la plus active possible

Démocratie Schaerbeekoise prône l’implication maximale des citoyens dans la chose publique. Ceci implique transparence et information optimales. Le pouvoir communal doit gérer les instances de participation de façon honnête, en assurant un suivi sérieux.

4. Partage de l’espace
La rénovation urbaine doit se poursuivre. Mais une politique plus volontariste au profit des plus faibles s’impose. Un logement pour tous à un prix abordable doit être l’objectif. La commune doit obliger les propriétaires de logements vides à les (re)mettre en location à un prix abordable.
Réduire la pression de l’automobile : défendre les piétons et les cyclistes contre le parking sauvage, empêcher les voitures de ralentir les trams, augmenter en nombre et en qualité les espaces verts, etc.

5. L’avenir
Prise en compte de l’augmentation de la population :
construire de nouvelles crèches, des écoles, équipements sportifs et culturels
augmenter la qualité de l’enseignement dans tous les quartiers
Tous les responsables communaux s’attacheront, chacun à sa place, à appuyer et valoriser la dimension interculturelle et les contacts mixtes (Francophones, Néerlandophones, Turcs, Marocains, Eurocrates, Européens de l’est…).

6. Politique sociale renforcée

Face à un contexte de dualisation et de paupérisation croissantes, la politique sociale, et celle du CPAS, doivent incontestablement être renforcées. tant en matière d’aide sociale, de logement et d’accueil de la petite enfance, que de recherche d’emploi et de politique de santé.

7. La commune et la région
Les relations de la commune avec les niveaux supra-communaux sont insatisfaisantes. Les élus communaux doivent abandonner tout cumul de mandats à différents niveaux. La coopération entre les différents CPAS de toute la région doit être fortement améliorée (passage de dossiers en cas de déménagements, etc.).

cp 2012-02-29: Intro et 0. Interpellations.

Une grande nouveauté dans la salle du conseil : on a installé un système de vote avec, à chaque place, des boutons verts et rouges et un grand écran montrant quelle couleur chaque siégeant a actionnée. M. Köksal m’explique que ça ne sert pas encore à voter mais pour l’instant uniquement pour demander la parole.

La séance commence avec un quart d’heure de retard. Je compte 21 conseillers présents, auxquels s’ajouteront 4 autres au fil de la soirée.

L’ordre du jour, qu’on peut obtenir à l’avance auprès du secrétaire de la zone, se révèle à nouveau un peu théorique. Aux points 1 à 7 qu’énumère l’ordre du jour s’en ajouteront d’autres. En commençant par

Point 0.1: interpellation Mme Byttebier
Le plan de gestion cite la prévention communautaire comme prioritaire. Le Conseil communal de Schaerbeek vient de décider d’une convention avec la Zone de police sur la coopération entre commune et police.

Sur quels domaines compte-t-on faire porter en premier la coopération ? Des budgets spéciaux sont-ils prévus ? Les autres communes ont-elles également conclu de telles conventions ? La Zone de police conclut-elle des conventions avec d’autres institutions que les communes?

Questions assez étonnantes : police et commune concluent une convention, le Conseil communal doit l’avaliser, mais le Conseil de police n’en a même pas été informé ?

Réponse du Commissaire Yansenne : Il y a toujours eu coopération entre les services communaux et la police mais c’était sans cadre formel, par exemple quand les “gardiens de la paix” signalent des voitures garées contenant des objets de valeur.

Les nouvelles conventions traitent de la coopération dans les domaines de la prévention technique, on discute comment traiter des conflits interfamiliaux, des dépôts clandestins… Les conventions n’ont pas d’impact financier.

La Zone vient de conclure une convention avec Evere, et celle avec St. Josse va suivre bientôt. D’autres coopérations avec des tiers n’ont pas encore abouti à des conventions.

Point 0.2: Interpellation d’une conseillère pas présente…
J’ai essayé de retrouver le nom que j’avais noté dans la liste des conseillers publiés à l’adresse suivante : http://www.polbruno.be/crbst_53.html , mais sans succès. Je n’ai donc pas compris de qui il s’agissait. Une conseillère a donc demandé à pouvoir interpeller mais oublie de venir au moment où elle l’aurait pu faire.

On passe à l’ordre du jour que j’avais reçu.

cp 2012-02-29: 1. Budget 2012, discussion générale.

À nouveau, tout le monde fait référence à une discussion longue, animée et informative qui a eu lieu en commission quelques jours auparavant. Le public semble donc à nouveau n’avoir droit qu’à quelques répétitions réchauffées …

M. Vanhalewijn félicite la Zone d’avoir plus ou moins respecté le budget de 2011. Il s’inquiète de l’augmentation des pécules des vacances et du coût des pensions, et demande l’état de la dette.

Mme Nyssens parle des difficultés informatiques, demande ce que la Zone va faire contre l’absentéisme qu’elle cite elle-même comme un problème, comment on va traiter la violence interfamiliale et comment le métier du policier change suite aux parquets qui délèguent de plus en plus de leurs pouvoirs à la police, comment assurer le droit de la défense ?

M. Charels pointe la crèche que la police gère pour les enfants des agents : y est-on préparé à l’augmentation des naissances ? Et quels efforts la police fait-elle pour engager des personnes handicapées ?

M. Van Brussel dit craindre depuis longtemps une spirale de la dette, crainte fondée et partagée par tous les conseillers d’Evere. Le budget augmente chaque année. De 2004 à 2008, la part d’Evere était raisonnable, mais depuis elle augmente trop rapidement. De 2004 à 2012, on est passe de 5 à 10 millions d’Euro.

Le président de la Zone, M. Clerfayt, répond : le coût salarial, 85% de nos dépenses, augmente à une vitesse qui nous échappe ; les coûts sont dus aux décisions du fédéral, qui n’augmente pas sa dotation à la même vitesse qu’il augmente les obligations à assumer ; cela se traduit par une hausse de 5% des coûts incombant aux communes. Les coûts des pensions vont monter en flèche au cours des années qui viennent, mais la loi fédérale limite fortement nos possibilités de constituer des réserves ; en attendant un meilleur traitement de la part du fédéral, on diminue légèrement le cadre pour compenser les coûts du personnel…

M. Vanhalewijn répond à son collègue Van Brussel que la part d’Evere à augmenté parce qu’elle était trop faible au début ; M. Defoort rétorque qu’Evere supporte 20% des coûts de la zone en ne recevant que 15% des services rendus (il serait intéressant de savoir comment ce calcul s’opère …).

M. Yansenne répond à M. Charels : actuellement,10 des 11 places de la crèche sont occupées ; l’idéal serait de prolonger les heures d’ouvertures au-delà de 20h pour mieux correspondre avec les heures de service des agents, mais on ne sait pas comment financer ce service. Par ailleurs, la Zone commence à réfléchir au moyen d’adapter la centrale téléphonique pour y mettre au travail des malvoyants (on est en 2012 et ici on “commence à réfléchir”…). L’emploi des handicapés est subsidié à hauteur de 40 à 50%, il est donc même financièrement très intéressant d’employer des handicapés.

On passe au vote : le budget est accepté à l’unanimité, moins l’abstention de M. Van Brussel d’Evere.

Le président demande, sans obtenir de réaction, s’il est nécessaire de discuter les points suivants : 2) salle de sports, 3) chiens, 5) budget extraordinaire 2012, 15) radio, 6) téléphonie mobile, 33) écrans 32 pouces, 7) ouvertures des places de mobilité. Vous voyez donc ce qu’il est advenu d’un ordre du jour qui comptait sept points … On passe à la partie non publique, le public ramasse ses affaires et s’en va.

article: Compte-rendu de l’AG du 07/02/2012: A quoi sert le conseil communal ?

(27 participants au Sésame)

Lors d’une soirée préparée fort soigneusement par l’équipe de DS qui rédige les rapports des séances du conseil communal, deux conseillers communaux Yvan de Beauffort (MR, Liste du Bourgmestre) et Bernadette Vriamont (sp.a, Liste PS de l’opposition) ont accepté de répondre de façon approfondie aux 5 questions suivantes :
Quelle place occupe le conseil communal dans la vie démocratique d’une commune, de notre commune ?
Y prend-on de réelles décisions ? Les débats influencent-il vraiment les orientations politiques ? Quelles répartition du travail et du pouvoir entre Conseil, Collège et commissions ?
Quelle est votre marge d’autonomie et de décision au sein de votre parti, quand vous intervenez au Conseil communal ?
Parlez-nous de vos expériences, de vos satisfactions, de vos frustrations.
Avez-vous une appréciation, un commentaire, des suggestions à faire aux rapporteurs de Démocratie Scharbeekoise

Nous ne reprendrons pas dans les détails chacune des réponses mais rappelons ici ce qui du point de vue de DS, nous semble particulièrement intéressant.

Bernadette Vriamont (sp.a, Liste PS) après avoir rappelé le choix de s’investir ‘politiquement’, après un long passage dans l’associatif (ancienne présidente du Kriekelaar) s’interroge sur ce choix et particulièrement sur l’efficacité de cet investissement.
Toutefois il faut bien se rendre compte que
la « commune » est le niveau (administratif et politique) le plus proche du citoyen
que comme conseillère de l’opposition elle peut exercer un regard « critique » sur le pouvoir et son exécution
qu’en tant que conseillère elle peut aussi assurer le « relais» des demandes et aspirations des habitants au niveau du pouvoir.
Quant à la participation réelle aux décisions, il faut tenir compte des « règles du jeu » auxquelles on doit se tenir, et cela demande un certain (long) apprentissage avant d’avoir de l’impact sur ces décisions. Le décisions importantes sont préparées par l’administration et les bureaux d’études – qui remplacent de plus en plus l’administration ! – et il est difficile d’y voir clair sans un grand investissement en temps. Des dossiers comme « Terdelt » ou celui des écoles sont des dossiers importants qu’il n’est pas facile de connaître ou de contrôler sérieusement.

Peut-on peser sur les choix du Collège ? Parfois oui, parfois non…Sur des questions de mobilité, la prostitution, le logement, les nuisances sonores des avions… il y a eu eu des discussions fort intéressantes. Schaerbeek collecte et concentre « en petit » véritablement « tous les problèmes de la Belgique » avec comme conséquences, l’interférence continuel les autres niveaux de pouvoir (fédéral, communautaire, régional), ce qui réduit considérablement notre autonomie. Etant membre de deux partie (Sp.a et PS) elle se sent bien intégrée pour résoudre ces questions.

Frustrations ? celle de (devoir) voter « bloc contre bloc » alors qu’on a de la sympathie pour les propositions des autres….

Yvan de Beauffort (MR, Liste du Bourgmestre) introduisit son intervention par un rappel assez exhaustif des données schaerbeekoises (130.000 habitants, population très jeunes (30%) à forte natalité (2.000 naissances entre 2003-2005), guère fortunée, d’origines très diverses, à l’habitat fort dense, et fort mobile quant au lieu de résidence…et avec des revenus (impôts, taxes) des plus limités).
Il enchaîna ensuite en comparant la gestion d’une commune … à celle d’une (grande) entreprise privée (MR oblige ?). Si cette comparaison permet d’éclairer certains points (contrôle de la gestion, délégation de pouvoir, etc.) force est de constater tout de même des différences importantes (la sanction des électeurs tous les 6 ans, une assemblée (générale) de conseillers divisée entre majorité et opposition, le travail des différentes commissions auquel participent les conseillers de la majorité et de l’opposition, le pouvoir du chef de la liste, la gestion de toute une série d’ASBL, intercommunales, l’origine des flux monétaires (taxes, impôts, subsides…) etc.).

La place du Conseil communal dans la vie démocratique d’une commune peut se caractériser par les éléments suivants :
les séances ne drainent (manifestement !) pas grand monde !
les interventions des conseillers permettent néanmoins d’envoyer un ou des « messages »
à son propre groupe politique (en votant par exemple « pour » ou «abstention» sur certains points…),
à un groupe de citoyens dont les questions doivent être pris en compte
à la presse, pour faire connaître son travail. …ce qui permet à l’orateur de souligner et de rappeler le travail important et indispensable de « Democratie Schaerbeekoise » !

Y prend-on de réelles décisions : Incontestablement mais les cénacles décisionnels sont toutefois beaucoup plus nombreux (les sections locales des différents partis, les intercommunales, les ASBL communales, les commissions et différentes réunions présidées par les échevins…). Un travail dans l’opposition est donc bien possible.

La marge d’autonomie et de décision des conseillers dépend des scénarios convenus au sein du parti et de la personnalité des intervenants…Toutefois la discipline du vote ne permet pas (toujours ?) de voter ‘contre’ quand on en aurait bien envie…

Satisfactions et frustrations ? La limitation des moyens financiers dans une économie en crise, certaines séances à huis clos – qui ressemblent à un tribunal - où il faut endosser des décisions en matière de ressources humaines sans avoir connaissance du dossier et que l’échevin(e) aurait du assumer, une comptabilité d’ « avant l’invention de la comptabilité », une véritable « boîte noire » qui ne permet pas de comprendre et de prévoir les implications des décisions en termes financiers et budgétaires…

Appréciation des rapporteurs de DS ? Félicitations pour le travail accompli par notre équipe de travail…à compléter pour ceux qui veulent par les informations que je mets aussi sur mon site web…

Le débat qui suivit les interventions fut des plus nourris et animés.
Soulignons néanmoins des questions importantes
un « déficit » démocratique dans la prise de décision au conseil communal : le consensus & la majorité contre l’opposition…Des travaux dans les commissions, il n’existe pas de PV où ils ne sont pas accessibles au public. L’action (disciplinée) des groupes politiques étouffe les débats, l’amateurisme de certains conseillers et la tutelle régionale ne rendent pas les débats plus vivants voire possibles…
l’importance du « service social » local ou de quartier joué par les conseillers communaux, relayant ainsi les demandes et revendications des habitants (et le clientélisme politique)
les difficultés d’évaluation de la politique, des interventions et des décisions prises (ou pas)… Comment « faire savoir » ce que l’on fait ?
Quand le pouvoir en place déclare que « 92% des objectifs sont atteints » il est permis de sourire quand
(a) les évaluations régulières promises par la majorité se résument à une seule (à mi-parcours)
(b) les Rapports annuels de l’administration ne sont que d’indigestes « copiés/collés » de chaque échevinat….(plutôt indigne d’une municipalité qui se dit la 7ème en importance du Royaume) et enfin
(c) les rapports annuels des Intercommunales et des ASBL (communales) sont parfois sérieux mais parfois dérisoires, pas toujours accessibles, etc…(alors que les associations qui bénéficient d’aides ou de subsides régionaux doivent faire des rapports précis et exhaustifs)

La transparence des informations et des prises de décision demanderaient donc une sérieuse (ré)activation en commençant peut-être par un recensement et un cadastre de toutes les ASBL, groupes et associations qui
bénéficient de financements communaux ainsi que des contrats nombreux que la commune conclut avec des services extérieurs, des bureaux d’études, etc. alors que les différents services administratifs de la commune seraient à même de fournir ces informations et ces rapports…

Enfin et « vu du public » certaines suggestions et améliorations des séances du conseil communal seraient des plus souhaitables telles que :
Obliger les conseillers à rester assis lors des séances publiques
Obliger les conseillers à se taire quand ils n’ont pas la parole, proscrire les apartés et discipliner autant que faire se peut l’acharnement intempestif de certains conseillers lorsqu’ils interpellent…
Voter après chaque point de l’ordre du jour traité, plutôt qu’en bloc à la fin de la séance (ceci va se mettre en place prochainement).
Organiser des séances du conseil sur certains thèmes précis et particuliers
faire présider les séances des commissions par quelqu’un(e) d’autre que l’échevin(e), qui est malgré tout souvent « juge et partie »…
(rapporteur : Albert sur base des notes d’André).

Article: Et le Conseil communal, à quoi sert-il …?

Voici nos élus quasiment au bout de leurs six ans de mandat. Le moment est venu pour Démocratie Schaerbeekoise de donner son impression sur la façon dont ils ont exercé leur fonction.

En tant que « scribouillards » de faction au Conseil communal, c’est à nous que la question a été posée en premier lieu. Pouvons-nous attribuer des bons points, décerner le célèbre « Peut mieux faire », pointer du doigt les touristes ou les faignants1 ? Nous ne le ferons pas. Pour plusieurs raisons, que voici.

1) Selon que l’on est de l’opposition ou de la majorité, la posture de conseiller au Conseil communal est totalement différente. Les uns, parce que faisant partie de l’opposition, questionnent, critiquent, attaquent, ils sont proportionnellement beaucoup plus actifs, présents, visibles, bruyants, que les autres dont les interventions se font sur le mode défensif et approbateur, qui sont tenus à la solidarité avec leur majorité, mais dont on peut espérer qu’avec leur groupe, ils travaillent concrètement à la gestion de la Commune. Nous pourrions bien sûr citer quelques élus qui témoignent de sérieux, d’une vraie connaissance des dossiers, qui sont constructifs et s’attachent au suivi des sujets qui leur tiennent à cœur. Mais ils sont principalement membres de l’opposition, et à faire ce recensement sur la base de la partie émergée de l’iceberg, ne serions-nous pas injustes, partiels, partiaux … ? (Ce n’est pas ici l’objet d’apprécier le travail des Echevins.)

2) Le Conseil communal est-il vraiment le lieu d’exercice du pouvoir ? Le travail du Collège et des commissions nous échappe totalement, le fond des dossiers est rarement abordé au Conseil (à notre grande frustration – mais admettons quand même que des séances de quatre heures nous suffisent amplement …).

3) Une présence tonitruante au Conseil communal est-elle le signe d’une réelle implication ? Nous arrivons ici à nos interrogations « existentielles » : ne rendons-nous pas parfois davantage compte du show des élus que du fond des problèmes ? Ne servons-nous pas sans le vouloir de caisse de résonance à la théâtralisation de leurs interventions, leur fournissant à bon compte une publicité gratuite ? Notre travail n’a-t-il pas ses effets pervers … ? Nous nous limitons souvent nous aussi au seul niveau de l’apparence, là où des analyses plus poussées seraient requises. Nos limites.

4) Si les membres de DS peuvent en toute bonne foi nous considérer en position de donner un avis sur la qualité du travail des élus (opinion que nous ne partageons pas vraiment, vous l’aurez compris), ils ne doivent pas se leurrer : au Conseil communal, les sujets les plus importants pour la Commune ne se trouvent peut-être que cités, noyés dans l’ordre du jour, peut-être même ne sont-ils pas abordés du tout, notamment parce qu’ils relèvent de gestion à plus long terme. L’arbre ne nous cache-t-il pas la forêt ? Ferions-nous, faisons-nous critique correcte à ne pas nous intéresser aussi aux sujets que les élus négligent, qu’ils ne travaillent pas, dont ils ne se soucient pas (assez) ? Le champ de notre vigilance est-il assez large ?

Voici donc l’état de nos questionnements. Nous y reviendrons plus longuement lors de l’Assemblée générale qui y sera consacrée le 7 février prochain.

L’équipe « Conseils communaux » :
Lydia Doïnoff, Sylvie Kempgens, Pierre Massart et Luc Uytdenbroek